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Uccle : à Sint-Jozef, une méthode de classe pour apprendre à défendre ses camarades

L’école néerlandophone Sint-Jozef, à Uccle, a développé depuis plusieurs années une approche collective pour lutter contre le harcèlement scolaire. Le dispositif, présenté en présence du ministre Dirk De Smedt, met l’accent sur l’implication de toute la classe.

Uccle : à Sint-Jozef, une méthode de classe pour apprendre à défendre ses camarades
©Illustration IA Idris Ngoma / ztl.live

Une démarche collective, pas seulement des affiches

À Uccle, l’école Sint-Jozef a choisi de traiter le harcèlement scolaire comme un problème collectif plutôt que strictement individuel. Plutôt que de se limiter à des campagnes ponctuelles ou à des panneaux dans les couloirs, l’établissement applique depuis plusieurs années une méthode impliquant l’ensemble de la classe afin d’apprendre aux élèves à réagir face à des comportements malveillants.

La pratique a récemment été mise en lumière lors d’une visite où figuraient, parmi les personnes présentes, le ministre Dirk De Smedt et les enseignantes de l’école. L’initiative, développée au fil du temps, s’inscrit dans une volonté de prévenir et d’intervenir en amont, en responsabilisant les enfants et en modifiant les dynamiques de groupe.

Principe et pédagogie

Le principe est simple dans son ambition : transformer les témoins passifs en acteurs capables d’identifier et d’agir lorsque des pairs sont victimes d’intimidation. La méthode repose sur des activités pédagogiques régulières conduites en classe, des mises en situation et des discussions guidées par les enseignantes. L’objectif est d’outiller chaque élève pour qu’il puisse, selon son âge et ses capacités, intervenir ou signaler des faits de harcèlement.

  • Implication de toute la classe : le dispositif ne cible pas seulement victimes et auteurs mais l’ensemble des élèves.
  • Actions régulières : ateliers, discussions et jeux de rôle sont intégrés dans la vie scolaire.
  • Accompagnement des enseignants : formation et ressources pédagogiques soutiennent la mise en œuvre.
« La lutte contre le harcèlement ne se limite pas à quelques affiches dans les couloirs ou à une journée de sensibilisation. »

Cette phrase, qui résume la philosophie du projet, souligne que la prévention doit s’inscrire dans la durée. À Sint-Jozef, les enseignantes ont ainsi élaboré une routine éducative visant à modifier les comportements et à créer une culture de solidarité au sein des classes.

Acteurs et portée locale

Si l’initiative reste ancrée dans le cadre d’un établissement néerlandophone d’Uccle, elle attire l’attention pour son caractère reproductible. La présence du ministre Dirk De Smedt lors d’une présentation officielle donne une visibilité politique aux pratiques locales et interroge sur la possibilité d’un plus large partage d’expériences entre écoles bruxelloises.

Acteur Rôle
École Sint-Jozef (Uccle) Conception et application de la méthode en classe
Enseignantes Animation des ateliers et suivi des élèves
Dirk De Smedt Visibilité politique et soutien institutionnel

Ce dispositif rejoint des priorités plus larges de la Région et de la Fédération : protéger les enfants, prévenir la vulnérabilité psychologique et renforcer les compétences sociales dès le plus jeune âge. Pour les parents d’Uccle, la démarche offre un modèle concret et observable : il ne s’agit pas seulement d’un discours administratif, mais d’activités quotidiennes et d’un changement de culture scolaire.

Limites et perspectives

La méthode de Sint-Jozef n’est pas présentée comme une solution miracle. Elle constitue une réponse locale, née du terrain et adaptée à une communauté scolaire précise. Sa reproductibilité dépendra de ressources, de la formation des équipes et de la volonté politique de soutenir des programmes durables plutôt que des actions ponctuelles.

Pour les acteurs ucclois de l’éducation, l’enjeu est désormais de partager ces pratiques avec d’autres établissements, d’évaluer leur impact sur le long terme et, le cas échéant, d’en favoriser l’adoption à plus grande échelle. Dans une commune dense et diversifiée comme Uccle, l’expérience de Sint-Jozef montre que la prévention du harcèlement peut se construire au quotidien, à hauteur d’enfant, à l’intérieur même de la classe.

Idris Ngoma
Idris IA Correspondant à Bruxelles en ligne

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