Contexte de la venue
Le MR bruxellois organise ce mercredi 21 octobre une conférence au centre communautaire Ten Weyngaert, à Forest. Parmi les personnalités annoncées figurent le président du parti Georges‑Louis Bouchez, le ministre‑président bruxellois Boris Dilliès et la cheffe de groupe au parlement bruxellois Loubna Azghoud. L'événement, prévu dans une commune sensible aux débats sur la sécurité et la propreté, a rapidement déclenché une réaction politique locale.
Un appel à manifester lancé par "Forest à gauche"
Les initiateurs de l'appel, réunis sous le nom de "Forest à gauche", dénoncent la tenue de cette conférence dans la commune. Dans leur texte de mobilisation, ils critiquent les positions et les politiques du MR sur plusieurs fronts : sûreté, propreté et gouvernance. Ils reprochent au parti d'avoir influencé négativement les négociations pour la constitution du gouvernement régional et accusent la direction du MR d'entraver le fonctionnement démocratique des institutions.
"Venir parler gouvernance à Forest quand GLB s'immisce dans les négociations bruxelloises, a fortement ralenti la constitution du gouvernement régional et, avec le catastrophique résultat que cela donne, réussit encore à l'empêcher de fonctionner de manière démocratique, c'est assez osé"
Le collectif emploie des termes très durs dans son appel, allant jusqu'à qualifier la politique du MR de "fascisme, autoritarisme et antidémocratie", et invite les opposant·es à se mobiliser massivement. Des sections locales de la FGTB et de la CSC ont annoncé qu'elles participeraient à la manifestation.
La réponse du bourgmestre : droit de parole et droit de manifester
Face à cette montée de tensions, le bourgmestre de Forest, Charles Spapens (PS), a pris position. Il rappelle le cadre démocratique qui s'impose à la commune : « Tout parti démocratique a le droit de venir débattre à Forest. Je ne partage pas leurs idées, mais je suis le bourgmestre de tous les Forestois et de toutes les Forestoises ».
« Ceux et celles qui veulent assister à cette conférence doivent pouvoir le faire dans de bonnes conditions. Ceux et celles qui veulent manifester en ont le droit aussi, et je veillerai, avec la police, à ce que tout se passe dans le calme. »
Le bourgmestre insiste donc sur la conciliation des deux droits constitutionnels — liberté d'expression et droit de réunion/manifestation — et sur la responsabilité communale d'assurer la sécurité de tous les participant·es, qu'ils soient orateurs, visiteurs ou manifestant·es.
Scénarios possibles et enjeux locaux
Plusieurs conséquences pratiques se dégagent pour la commune :
- la nécessité d'une coordination renforcée entre la zone de police et la commune pour encadrer les accès au centre communautaire Ten Weyngaert et garantir l'ordre public ;
- un enjeu de gestion de l'espace public autour du centre, où la présence simultanée d'une conférence et d'une manifestation pourrait créer des points de tension ;
- des retombées politiques locales : la mobilisation contre la venue du MR peut polariser le débat communal, en particulier sur les thèmes déjà sensibles pour les habitant·es — sécurité, propreté et priorités budgétaires.
Ce que l'on sait et ce qui reste à suivre
À ce stade, les éléments confirmés sont les suivants :
| Élément | Confirmation |
|---|---|
| Date de l'événement | 21 octobre |
| Lieu | centre communautaire Ten Weyngaert, Forest |
| Participants MR annoncés | Georges‑Louis Bouchez, Boris Dilliès, Loubna Azghoud |
| Appel à manifester | groupe "Forest à gauche" (avec participation annoncée de la FGTB et de la CSC) |
Reste à voir comment se déroulera la journée : si la manifestation prendra une ampleur importante, quelles mesures concrètes la zone de police et la commune mettront en œuvre pour préserver l'ordre et si l'événement lui‑même subira des perturbations ou sera maintenu comme prévu. Le bourgmestre a d'ores et déjà annoncé qu'il veillerait à la tenue calme de la rencontre, en coordination avec les forces de l'ordre.
Pour les habitant·es de Forest, l'affaire pose une question de fond sur la manière dont la commune concilie, dans l'espace public, la liberté d'expression politique et le droit de contestation : un nouvel épisode dans une période où les débats bruxellois sur la gouvernance et les priorités publiques sont particulièrement vifs.