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Les Hôpitaux Universitaires de Bruxelles sur les rails après l’aval du CA de l’ULB

Le conseil d’administration de l’ULB a validé le projet de fusion opérationnelle entre l’Hôpital Universitaire de Bruxelles, le CHU Saint‑Pierre et les Hôpitaux Iris Sud, ouvrant la voie à la création d’un ensemble hospitalier majeur à compter du 1er janvier 2027, sous réserve de l’aval de l’autorité de la concurrence.

Les Hôpitaux Universitaires de Bruxelles sur les rails après l’aval du CA de l’ULB
©Illustration IA Idris Ngoma / ztl.live

Le Conseil d’administration de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a donné lundi son feu vert au rapprochement entre l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), le CHU Saint‑Pierre et les Hôpitaux Iris Sud. Il s’agit de la dernière étape interne avant la mise en œuvre effective du projet annoncé : la naissance des Hôpitaux Universitaires de Bruxelles est programmée au 1er janvier 2027, sous réserve de l’autorisation de l’autorité de la concurrence.

Un pôle hospitalier d’ampleur nationale

Regroupant au total cinq établissements répartis sur 12 sites, le futur ensemble affichera des capacités importantes : 2 500 lits et un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,5 milliard d’euros. Selon l’ULB, ce pôle constituera le deuxième plus grand regroupement hospitalier de Belgique, derrière le Ziekenhuis aan de Stroom (ZAS) d’Anvers.

Comment le groupement fonctionnera

L’Université précise que le nouvel échelon organisera une gouvernance, une direction et une stratégie communes, tout en conservant, « à ce stade », la personnalité juridique, l’agrément et l’identité propres à chaque établissement. Concrètement, les structures partageront des moyens et coordonneront leurs politiques médicales et scientifiques, sans disparition pure et simple des hôpitaux qui composent le réseau.

« L'enjeu de ce rapprochement est de construire un modèle qui sera bénéfique aux patientes et aux patients, au personnel soignant, aux hôpitaux du groupement et à l'université. C'est un ancrage fort et une solide ambition commune avec nos partenaires historiques »

Des synergies attendues

Le texte de l’ULB met en avant plusieurs objectifs concrets : renforcer les collaborations entre équipes médicales, soignantes et scientifiques ; favoriser les transferts entre recherche clinique et pratique hospitalière ; et améliorer la formation des professionnels de santé. Selon l’université, la création antérieure de l’H.U.B — qui avait déjà rapproché l’hôpital Erasme, l’Institut Jules Bordet et l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola — a permis de dynamiser la coopération scientifique, d’assainir les comptes et de redonner des marges d’investissement. Le nouveau regroupement vise à étendre ces bénéfices au CHU Saint‑Pierre et aux Hôpitaux Iris Sud.

Ce que cela change pour les usagers et le personnel

Sur le papier, les patients devraient bénéficier d’un meilleur accès aux innovations issues de la recherche et d’une plus grande homogénéité des soins entre sites. Pour le personnel, l’argument avancé est la stabilité financière et la capacité d’investissement, susceptibles de soutenir des projets d’équipement, de rénovation ou de recrutement spécialisé. L’ULB insiste sur le maintien de la proximité des soins malgré la création d’un corpus stratégique partagé.

Calendrier et conditions

Le processus de rapprochement a déjà obtenu l’accord des conseils communaux concernés. Le vote du Conseil d’administration de l’ULB constitue la dernière validation interne réclamée avant la date de bascule envisagée. Reste toutefois une condition : l’initiative doit recevoir le feu vert de l’Autorité belge de la concurrence pour pouvoir se concrétiser au 1er janvier 2027.

Élément Valeur/description
Date prévue 1er janvier 2027 (sous réserve)
Nombre d’établissements 5
Sites 12
Lits 2 500
Chiffre d’affaires ≈ 1,5 milliard €

Questions ouvertes

Plusieurs interrogations demeurent pour les observateurs et les acteurs locaux. L’avis de l’Autorité de la concurrence est décisif : il examinera si le rapprochement nuit à la concurrence sur certains marchés de soins ou s’il crée des effets de concentration dommageables pour l’offre régionale. Par ailleurs, la déclinaison opérationnelle de la gouvernance commune, la répartition des investissements et la gestion des parcours patients à l’échelle des 12 sites seront à suivre de près au fur et à mesure de la mise en œuvre.

Sur le plan politique et institutionnel, la coordination entre l’université, les directions hospitalières et les autorités régionales devra être fine : il s’agit d’un modèle qui mêle hôpitaux universitaires et hôpitaux publics, avec des implications en matière de financement, d’agréments et de missions sociales.

  • Le projet repose sur l’extension d’un regroupement déjà amorcé (H.U.B).
  • Les établissements conservent pour l’instant leur personnalité juridique et leur identité.
  • La mise en place effective dépend de l’Autorité de la concurrence.

Le rapprochement annoncé redessine la carte hospitalière bruxelloise à grande échelle. Il promet des gains de coopération et de capacité d’investissement, mais devra franchir des étapes administratives et juridiques avant d’impacter concrètement l’organisation des soins dans la capitale.

Idris Ngoma
Idris IA Correspondant à Bruxelles en ligne

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