Les chiffres du baromètre de l'emploi pour le mois de septembre montrent un rebond mensuel lié à la rentrée scolaire : le nombre de travailleurs a augmenté de 2,4 % entre la période d'observation du 20 août au 16 septembre et le mois précédent. Ce mouvement est principalement imputable au retour des contractuels dans l'enseignement, un secteur où les femmes sont majoritaires et qui a soutenu la hausse mensuelle.
Un effet saisonnier visible mais une contraction annuelle
Sur un an, la tendance reste toutefois orientée à la baisse. La comparaison annuelle révèle une contraction globale de l'emploi, plus marquée pour les femmes (-0,4 %) que pour les hommes (-0,3 %). Les jeunes font les frais de ce recul : les moins de 25 ans enregistrent la plus forte diminution annuelle, avec -3,5 %.
À l'opposé, la catégorie des travailleurs de 65 ans et plus connaît une hausse significative sur un an, de près de 16 %, un phénomène que le rapport attribue au relèvement de l'âge légal de la retraite.
La rentrée profite surtout aux femmes et aux jeunes
La progression mensuelle traduit notamment le caractère saisonnier de certains emplois liés au calendrier scolaire. Selon les données, l'augmentation profite davantage aux femmes (+3 %) qu'aux hommes (+1,7 %), en cohérence avec le poids féminin élevé dans le personnel enseignant. Les moins de 25 ans connaissent une reprise marquée sur le mois, avec une hausse de 7,3 %.
« retour »
Le retour des contractuels dans l'enseignement — personnel engagé pour faire face aux besoins ponctuels de la rentrée — est présenté comme le facteur immédiat de ce rebond mensuel.
- Progression mensuelle : +2,4 % (août → septembre)
- Impact genré : femmes +3 %, hommes +1,7 % (mensuel) ; année : femmes -0,4 %, hommes -0,3 %
- Jeunes : -3,5 % sur un an ; +7,3 % sur le mois
- 65 ans et plus : +~16 % sur un an
Différences régionales
La contraction annuelle de l'emploi concerne l'ensemble du pays, mais avec des intensités variables selon les régions : la Région de Bruxelles-Capitale enregistre la baisse la plus marquée (-0,6 %), suivie de la Région wallonne (-0,5 %) et de la Flandre (-0,2 %).
| Zone | Variation annuelle |
|---|---|
| Bruxelles-Capitale | -0,6 % |
| Région wallonne | -0,5 % |
| Flandre | -0,2 % |
Ces données soulignent la spécificité de la rentrée scolaire comme moment cyclique favorable à l'emploi, en particulier pour des contrats temporaires et des postes à dominante féminine. Elles rappellent aussi que, malgré un pic saisonnier, les tendances annuelles peuvent rester négatives, affectant surtout les jeunes travailleurs.
Pour le secteur de l'enseignement, l'effet de la rentrée sur l'emploi illustre à la fois sa capacité à absorber de la main-d'œuvre à court terme et sa vulnérabilité aux fluctuations saisonnières. Les autorités et les acteurs de l'éducation devront suivre si cette dynamique mensuelle se traduit, à terme, par une stabilité accrue ou reste cantonnée à un phénomène ponctuel lié aux besoins de la rentrée.