Un changement imminent et un appel à la généralisation
À compter de janvier prochain, le nombre de zones de police en Brabant wallon passera de dix à neuf. Cette évolution résulte de l’accord conclu récemment entre les zones de Wavre et d’Ottignies‑Louvain‑la‑Neuve, un rapprochement motivé, selon les parties prenantes, par des impératifs d’économies et une volonté d’optimiser la gestion quotidienne des demandes citoyennes.
Si pour certaines communes l’organisation actuelle satisfait les attentes, la décision a relancé le débat sur l’opportunité d’étendre ces fusions. À Tubize, le bourgmestre Samuel D’Orazio (MR) a choisi de pousser la logique plus loin en plaidant pour un rapprochement supplémentaire des zones de police. Pour lui, la fusion « n’est pas une option, elle est cruciale » afin de réduire la pression budgétaire sur les communes.
« La fusion n’est pas une option, elle est cruciale. »
Le dossier n’est toutefois pas consensuel. Selon le compte rendu des discussions entourant l’accord Wavre–Ottignies, la fusion rencontre des réticences tant au sein des forces de l’ordre que parmi certains conseils communaux, où l’on craint des pertes d’autonomie locale, une dilution des services de proximité ou des conséquences imprévues sur le terrain.
La position de Tubize et la configuration actuelle
Tubize fait aujourd’hui partie de la zone de police Ouest Brabant wallon, aux côtés de plusieurs communes. Le bourgmestre y voit une opportunité d’économie collective, rappelant que la mutualisation des moyens peut, selon ses partisans, améliorer l’efficience administrative et opérationnelle.
- Braine‑le‑Château
- Rebecq
- Ittre
- Tubize
En revanche, des communes comme Braine‑l’Alleud ou Waterloo se disent satisfaites du fonctionnement actuel de leur zone et ne manifestent pas, à ce stade, la même volonté de rapprochement.
| Situation | Nombre de zones (Brabant wallon) |
|---|---|
| Avant la fusion Wavre–Ottignies | 10 |
| Après la fusion (à partir de janvier) | 9 |
Les autorités à l’origine de l’accord Wavre–Ottignies mettent en avant des motifs concrets : économies budgétaires et simplification des démarches pour les citoyens via des commissariats mieux coordonnés. Pour ses promoteurs, la mutualisation devrait permettre une meilleure répartition des moyens humains et matériels sur le territoire.
Enjeux et perspectives locales
Sur le terrain, la question de la proximité reste centrale. Les opposants à la généralisation des fusions soulignent le risque d’éloignement des services et des pertes dans la connaissance fine des réalités locales. Du côté des forces de l’ordre, certains craignent que la restructuration ne complexifie les chaînes de commandement et alourdisse certaines procédures opérationnelles.
Pour les communes favorables, comme Tubize, le calcul est avant tout financier et organisationnel : réduire les dépenses communales, optimiser la gestion des dossiers et, potentiellement, offrir des services plus uniformes aux citoyens. Reste à savoir si d’autres bourgmestres du Brabant wallon suivront cet appel et si la phase de mise en œuvre autour de l’accord Wavre–Ottignies servira de modèle ou, au contraire, d’avertissement pour d’éventuelles fusions futures.
La transition annoncée pour janvier constituera un premier test concret de la faisabilité et des effets concrets de ces réorganisations. Les prochaines semaines devraient permettre d’observer quels éléments de gouvernance, de budget et d’opérationnel seront réellement impactés.
Correspondant en Flandre.