En réponse aux violences urbaines survenues dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre, plusieurs communes de la Côte‑d'Or ont organisé, lundi 19 octobre, des rassemblements républicains devant leurs hôtels de ville. Si le département n'a pas été frappé aussi durement que d'autres territoires en France, élus et habitants ont voulu témoigner leur solidarité avec les sinistrés et rappeler l'attachement au « pacte républicain ».
Des maires en première ligne
À Quetigny, près d'une cinquantaine de personnes se sont retrouvées devant la mairie. La commune a subi des dommages durant la nuit de samedi à dimanche : le tabac et un restaurant situés sur la place centrale ont été pillés et la « Maison rouge », occupée par le centre social, a été incendiée. La maire, Isabelle Pasteur, a pris la parole pour appeler à la condamnation ferme des violences.
« Ne laissons pas les casseurs faire le récit de ces mobilisations », a déclaré Isabelle Pasteur, soulignant que « quand des commerces, des bâtiments publics, sont pillés/incendiés, c'est le pacte social qui est attaqué ».
La prise de parole de la maire a été longuement applaudie : des habitants présents ont exprimé leur « ras‑le‑bol » et qualifié ces actes d'« intolérables » et « inacceptables ». Les élus ont insisté sur la nécessité de reconstruire le lien social et d'accompagner les victimes des dégradations.
Mobilisation à Dijon et présence des responsables départementaux
À Dijon, une centaine de personnes étaient réunies place de la Libération, face au Palais des Ducs. Plusieurs personnalités publiques ont participé au rassemblement : des élus municipaux, François Rebsamen (sénateur et président de la métropole) ainsi que François Sauvadet, président du département de la Côte‑d'Or. Leur présence visait à afficher l'unité des élus locaux face aux dégradations et à soutenir les communes touchées.
Les rassemblements étaient placés sous le signe des couleurs nationales : nombre d'élus et de participants arboraient le drapeau tricolore pour marquer leur attachement aux valeurs républicaines et affirmer une condamnation collective des violences.
Des dégâts localisés mais une forte portée symbolique
Sur le territoire départemental, les incidents n'ont pas pris l'ampleur observée ailleurs en France — où des bâtiments publics et commerciaux ont été incendiés ou pillés de façon plus massive — mais plusieurs communes ont malgré tout subi des dégâts matériels et des pertes symboliques importantes. Outre Quetigny, des incidents ont été signalés à Mâcon et des tensions ont affecté certaines artères de Dijon. Nationalement, des faits plus graves ont été relevés dans d'autres villes, comme Limoges et Lyon.
| Commune | Faits signalés |
|---|---|
| Quetigny | Pillage du tabac et d'un restaurant; incendie de la Maison rouge (centre social) |
| Dijon | Dégâts et tensions en centre-ville; rassemblement place de la Libération |
| Mâcon | Dégâts constatés (signalés) |
Appel à la solidarité locale
Au‑delà de la condamnation des actes, les élus ont lancé des appels à la solidarité et au soutien concret des commerçants et des associations affectées. Les manifestations pacifiques organisées devant les mairies avaient aussi pour objectif de réaffirmer la protection des services publics et des structures d'accompagnement social gravement touchées par les dégradations.
Les rassemblements ont été décrits par des participants comme des « moments solennels ». Ils constituent, selon les responsables locaux, une étape pour « ne pas laisser la peur s'installer » et pour faciliter la mise en place d'aides et de dispositifs d'accompagnement aux victimes.
- Appel à la vigilance et à la condamnation des violences par les maires.
- Mobilisation d'élus départementaux et métropolitains pour soutenir les communes sinistrées.
- Soutien aux commerces et centres sociaux touchés via des mesures d'accompagnement et d'aide.
Dans les jours qui viennent, les municipalités concernées devront procéder aux constats précis des dommages et coordonner les démarches avec les forces de l'ordre et les assurances. Les rassemblements de lundi traduisent néanmoins une volonté partagée : faire front commun pour réparer les préjudices matériels et moraux causés par ces nuits de violences.
La mobilisation républicaine en Côte‑d'Or s'inscrit dans une réaction plus large du pays face aux incidents du week‑end. Localement, élus et habitants affirment vouloir protéger le tissu économique et associatif, préserver les locaux publics et renouer le lien social mis à mal par ces dégradations.