La 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa) engage, du 23 au 30 octobre 2026, un exercice à grande échelle intitulé Aliénor 2026 qui s’étend sur un quadrilatère compris entre Cognac (Charente), Montbron (Charente), Périgueux (Dordogne) et Coutras (Gironde). Plus de 700 militaires d’active et de réserve ainsi que quelque 150 véhicules seront mobilisés, a précisé l’état-major de la zone de défense de Bordeaux.
Un exercice conçu en trois temps
Selon le calendrier communiqué, la manœuvre se déroulera en trois phases distinctes, réparties sur la semaine :
- Phase 1 : installation et premières reconnaissances (du 21 au 24 octobre), avec déploiement du matériel et mise en place d’un centre opérationnel à Montboyer ;
- Phase 2 : contrôle de la zone d’action et actions tactiques (du 26 au 28 octobre), incluant la protection de sites sensibles et un franchissement fluvial sur la Charente ;
- Phase 3 : opérations de relations publiques (le 29 octobre), avec des rendez-vous ouverts au public dans plusieurs communes de Dordogne.
| Phase | Dates | Objectifs |
|---|---|---|
| 1 | 21–24 octobre | Déploiement, reconnaissance, ouverture du centre opérationnel |
| 2 | 26–28 octobre | Contrôle de zone, protection, franchissement fluvial |
| 3 | 29 octobre | Rencontres publiques et actions de proximité |
Objectifs militaires et lien armée-nation
L’exercice répond à plusieurs objectifs : mettre en condition le bataillon de réserve brigade (BRB) de la 9e BIMa pour la zone de défense Sud-Ouest, entraîner les unités de réserve à des missions relevant de la défense opérationnelle du territoire, et renforcer le contact entre l’armée et la population lors d’événements locaux ouverts au public, a expliqué l’état-major.
« à venir à la rencontre des hommes et femmes des unités présentes de cette brigade de l’armée de terre »
Ces rencontres, précisées comme strictement encadrées, se tiendront le 29 octobre dans plusieurs communes périgourdines. À Ribérac, les habitants pourront par exemple approcher des unités présentes sur place.
Unités et moyens engagés
L’exercice mobilise des régiments de la 9e BIMa, dont le commandement est stationné à Poitiers. Parmi les unités évoquées figure le 1er régiment d’infanterie de marine (1er RIMa), qui compte près de 1 150 marsouins dont environ 350 réservistes. Les missions de ces unités couvrent l’acquisition du renseignement, l’intervention et le combat blindé, des capacités utiles tant en opération extérieure que pour la défense du territoire.
Conséquences locales : circulation, sécurité et retombées
Un exercice de cette ampleur implique des impacts concrets pour les territoires traversés. Les mouvements de véhicules et les simulations peuvent entraîner des perturbations de la circulation et des restrictions d’accès temporaires à certains sites. Les autorités militaires ont communiqué des cadres d’intervention et des plages horaires pour les rencontres publiques afin de limiter les désagréments pour les riverains.
Au-delà des contraintes, ces manœuvres génèrent aussi des retombées économiques locales : hébergements, restauration et logistique bénéficient souvent de la présence d’un important effectif pendant plusieurs jours. Les communes concernées pourront aussi tirer parti des actions de relations publiques pour expliquer les missions des régiments et renforcer le lien civilo-militaire.
Informations pratiques pour la population
- Les rendez‑vous ouverts au public se dérouleront le 29 octobre et seront encadrés ; il est conseillé de respecter les horaires et lieux diffusés par les mairies concernées.
- En cas de mouvements de convois militaires, les automobilistes doivent se conformer aux instructions de sécurité et à la signalisation temporaire.
- Pour toute question relative aux opérations, se référer aux communiqués des mairies et de la préfecture ou à l’état‑major de la zone de défense de Bordeaux.
Sur le plan historique et stratégique, Aliénor 2026 s’inscrit dans la continuité des exercices nationaux visant à maintenir le haut niveau de préparation des forces terrestres et à intégrer les réservistes dans des scénarios de défense du territoire. Dans un contexte où la disponibilité opérationnelle et la capacité d’action sur le sol national sont régulièrement évaluées, de telles manœuvres restent des moments-clés tant pour les militaires que pour les territoires qui les accueillent.
Reste désormais à observer l’impact concret de la semaine d’exercices sur les communes et les habitants de la Dordogne, appelés à cohabiter une semaine durant avec un dispositif militaire renforcé.