Un projet né l’an dernier, stoppé cet été
Le chapiteau transparent installé place Maurice Servais lors du dernier marché de Noël — rebaptisé par ses promoteurs « le village gourmand » — ne reviendra pas cet hiver. Les deux principaux porteurs de l'initiative, des gérants d'établissements horeca du bas de la ville, avaient souhaité reproduire l'expérience après le succès populaire enregistré. La Ville de Namur a toutefois signifié son refus, une décision qui suscite incompréhension et frustration chez les commerçants concernés.
Selon les acteurs locaux, le projet était prêt : financement de la redevance et accord trouvé avec le nouvel organisateur du marché de Noël, Colors Production. Le chapiteau avait, selon eux, dynamisé la place et bénéficié à l'ensemble des commerces voisins pendant la période des fêtes.
Montants et raisons administratives
Le refus de la Ville est intervenu en juillet et, d'après les gérants, il est lié à la présence d'un chapiteau sur la place. Les commerçants disent avoir été informés qu'une redevance de 25 000 € était demandée pour l'occupation de l'espace public — somme qu'ils disaient prêts à couvrir.
« Nous savions que la Ville demandait de payer une redevance de 25 000 € pour l'occupation de l'espace public. Nous étions prêts à les financer. »
Les porteurs du projet ajoutent avoir négocié la tenue du village avec Colors Production, l'organisateur du marché, qui aurait estimé que l'événement s'inscrivait dans sa philosophie. Ils affirment aussi avoir prévu d'installer d'autres chalets et d'ouvrir leur location à des commerçants non-horécaïstes.
Communication en pointillé et alternatives imposées
Les gérants dénoncent un manque de dialogue. Après une réunion récente avec l'échevine, la position municipale leur a été confirmée : « pas de chapiteau, pas de village ». Ils apprennent ensuite par la presse que des chalets seront finalement proposés à la location — mais à un tarif jugé élevé et réservés au départ à des commerçants. Le prix cité par les intéressés : environ 6 000 € pour un emplacement à cinq mètres de leurs terrasses, montant supérieur à ce qu'ils proposaient aux horeca l'hiver précédent.
- Projet initial : chapiteau transparent nommé « le village gourmand »
- Redevance d'occupation publique évoquée : 25 000 €
- Proposition alternative : location de chalets à environ 6 000 €
Conséquences locales
Les initiateurs du village insistent sur les retombées positives constatées l'an dernier : fréquentation accrue de la place Maurice Servais, effet d'entraînement sur les commerces alentours et animation du bas de la ville en période de fêtes. Leur déception porte autant sur la décision elle-même que sur la façon dont elle leur a été communiquée. Ils craignent que l'absence d'un équipement fédérateur réduise l'attractivité de la place au moment où les commerces cherchent des leviers pour contrer la morosité économique et attirer la clientèle.
| Élément | Chiffre / situation |
|---|---|
| Redevance occupation espace public | 25 000 € |
| Coût estimé d'un chalet | ~ 6 000 € |
Voix des acteurs et attentes
Les gérants restent désabusés mais disent vouloir continuer à dialoguer. Ils assurent avoir préparé une formule qui, selon eux, profitait à l'ensemble des commerçants du bas de la ville. Pour l'heure, l'avenir festif de la place Maurice Servais pour les prochaines fêtes demeure incertain, et la controverse pose une question plus large sur la gestion de l'espace public et le soutien municipal aux initiatives locales liées à l'animation commerciale.
La position officielle de la Ville n'est pas détaillée dans les éléments communiqués par les commerçants ; la municipalité a expliqué vouloir encadrer strictement les occupations de l'espace public. Restent à éclaircir les modalités exactes qui ont conduit au refus et l'éventuelle possibilité d'un compromis entre autorités communales, organisateurs du marché et acteurs horeca.