Le 16 octobre 2026, à la préfecture de la Haute‑Saône, l'exécutif départemental a officialisé le nouveau Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) 2026‑2031. L'arrêté portant approbation a été signé par Serge Jacob, préfet de la Haute‑Saône, en présence des responsables du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) et d'élus territoriaux impliqués dans la démarche.
Un document-cadre pour cinq ans
Le SDACR est le document de référence qui évalue les risques auxquels le département est exposé et fixe les objectifs de couverture opérationnelle que le SDIS doit atteindre. Il est élaboré sous l'autorité du préfet, porté par le SDIS et révisé tous les cinq ans afin d'ajuster les réponses aux évolutions du territoire, des risques et des moyens disponibles.
Pour cette version 2026‑2031, la signature a réuni, outre le préfet, la présidente du conseil d'administration du SDIS, Edwige Emé, le colonel Stéphane Helleu, directeur départemental des services d'incendie et de secours, et le colonel Djamel Ferrand, directeur départemental adjoint chargé du suivi du projet. Plusieurs cadres du SDIS ayant contribué à l'élaboration du schéma ainsi que les présidents locaux des associations de maires étaient conviés à la cérémonie.
Une feuille de route adaptée aux réalités du territoire
La Haute‑Saône est un département essentiellement rural. Selon le schéma, il compte 233 185 habitants répartis sur 536 communes. L'habitat y est « dispersé » et la population présente un profil vieilli, avec des dynamiques démographiques très contrastées selon les zones. Ces éléments conditionnent l'organisation des secours et les temps d'intervention.
Le département se distingue également par une forte présence forestière — près de 44 % de sa superficie — et un réseau hydrographique conséquent, sources d'enjeux spécifiques pour la prévention des inondations et les interventions aquatiques. À ces caractéristiques s'ajoutent des évolutions globales : changement climatique, hausse des épisodes de sécheresse et risque accru d'incendies de forêt.
- Population : 233 185 habitants
- Communes : 536
- Forêt : 44 % du territoire
- Période couverte : 2026‑2031
Des objectifs opérationnels et des priorités
Sans détailler l'intégralité des mesures — document technique destiné aux acteurs de la sécurité civile — le SDACR définit des objectifs de couverture des risques : adaptation des moyens mobiles et statiques, optimisation des implantations de centres d'incendie et de secours, montée en compétence sur certains risques (feux de forêt, secours aquatiques, risques technologiques) et renforcement de la coopération entre services et élus locaux.
La gouvernance du projet affiche une volonté de concertation : le SDIS a travaillé avec les collectivités, les associations de maires et les services de l'État afin de produire une feuille de route qui tienne compte des réalités géographiques et démographiques. La révision périodique tous les cinq ans permet de tenir compte des évolutions rapides du contexte climatique et des modes de vie.
Enjeux pour les habitants et les élus
Pour les habitants des zones rurales, le schéma est une assurance de lisibilité : il précise comment les secours sont organisés, quels sont les temps d'intervention visés et comment les moyens seront répartis sur le territoire. Pour les élus communaux, il apporte un cadre pour les plans communaux de sécurité et les actions de prévention.
La signature de l'arrêté marque le début d'une mise en œuvre qui devra être suivie dans les mois à venir : adaptation des moyens, formation des personnels et concertation locale pour affiner les réponses aux risques identifiés. La réussite du SDACR dépendra de la capacité des acteurs locaux à traduire ces orientations en mesures opérationnelles sur le terrain.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Population | 233 185 |
| Communes | 536 |
| Forêt | 44 % |
| Période | 2026‑2031 |
La signature du SDACR à la préfecture constitue une étape administrative décisive. Elle fixe désormais le cap des secours en Haute‑Saône pour les cinq années à venir, dans un contexte où les enjeux liés à la gestion de l'eau, à la forêt et au vieillissement de la population imposent des réponses adaptées et concertées.