Intervention citoyenne pour des volailles laissées en liberté
À Mouscron, des poules et des coqs font désormais partie du paysage urbain, mais pas par choix de la collectivité. Abandonnées par certains propriétaires, ces volailles se sont reproduites et vivent en liberté dans différents quartiers de la ville. Pour venir en aide à ces animaux, des bénévoles de l’ASBL « L’Écho des Animaux » interviennent régulièrement afin de les capturer et de les mettre en sécurité.
L’association, fondée par Stéphanie Humet, recueille les volailles dans un enclos où elles sont soignées en attendant une adoption. L’enclos a une capacité limitée : il peut accueillir une dizaine d’animaux à la fois, ce qui contraint les bénévoles à des rotations fréquentes.
« De pouvoir les attraper comme ceci, c’est que ça nous prouve bien qu’elles ont connu un poulailler et qu’elles ont été approchées par les humains avant nous. »
Cette remarque, rapportée par l’association, souligne que ces poules n’étaient pas des oiseaux sauvages mais des animaux d’élevage abandonnés. Une autre bénévole, Ingrid, insiste sur l’état de souffrance constaté chez certains sujets :
« J’adore les animaux, alors c’est cette reproduction qui me dérange. Cette reproduction de poussins, ils sont malheureux. Et puis ils vivent dehors tout l’hiver, ils sont là par tous les temps dehors. »
Financement et conditions d’adoption
Pour contribuer aux frais liés à l’alimentation et aux soins vétérinaires, l’association applique des frais d’adoption de 15 € par animal. Selon l’ASBL, cette somme permet de couvrir une partie des dépenses occasionnées par la prise en charge et de poursuivre leur action de terrain.
- Enclos : capacité d’environ 10 volailles
- Frais d’adoption : 15 € par poule ou coq
- Subside communal attribué : 12 000 €
| Élément | Montant / capacité |
|---|---|
| Frais d’adoption | 15 € |
| Capacité de l’enclos | ≈ 10 volailles |
| Subside communal | 12 000 € |
Une aide communale pour structurer l’action
La Ville de Mouscron a accordé un subside de 12 000 € à l’ASBL afin d’appuyer son travail de sauvetage et d’améliorer les conditions de vie des poules errantes en milieu urbain. Ce soutien financier vise à permettre à l’association de couvrir une partie des dépenses vétérinaires, d’alimentation et de gestion des animaux recueillis.
Pour Stéphanie Humet, ces subventions et le travail des bénévoles sont essentiels : « Ces animaux ne sont pas faits du tout pour vivre comme ça, en pleine errance et en pleine ville », rappelle-t-elle, soulignant l’inadéquation entre le milieu urbain et les besoins de ces espèces domestiques.
Les habitants de Mouscron sont invités à signaler la présence de poules errantes aux services compétents ou directement à l’association quand cela est possible. L’action de l’ASBL et le subside communal permettent d’envisager des prises en charge régulières, mais la capacité limitée de l’enclos impose de coordonner les interventions et les adoptions.
Sur le terrain, bénévoles et citoyens convergent pour limiter la reproduction incontrôlée et éviter que des poussins grandissent en conditions difficiles en pleine ville. L’enjeu est à la fois animalier et sanitaire : mieux prendre en charge ces animaux, c’est aussi prévenir des nuisances et des risques liés à la présence prolongée d’animaux d’élevage en centre urbain.