Le club carolo prend des sanctions après les troubles lors du déplacement à Mons
Le Sporting de Charleroi a annoncé jeudi des « mesures exceptionnelles » à la suite des incidents qui ont émaillé le derby contre Mons, disputé dans le cadre de la Coupe de Belgique. Dans un communiqué rendu public, le club fait état d'une réunion avec « les représentants de ses groupes de supporters Ultras présents à Mons » et d'une exigence claire : identifier les auteurs des jets de fumigènes et les voir assumer personnellement leurs actes.
Selon le Sporting, cette démarche n'a pas produit de résultats positifs : « personne ne s'est présenté au club ni à la police pour reconnaître sa responsabilité individuelle », précise le texte. Le club indique en outre que l'enquête de la zone de police suit son cours et que les images et photographies collectées seront étudiées pour tenter d'identifier les responsables.
« Nous avons pleinement conscience de la gravité et de la portée de cette décision. Une interdiction de deux ans constitue une mesure particulièrement lourde. Elle concerne 62 personnes, et nous sommes parfaitement conscients de ce qu'elle implique pour chacune d'entre elles. »
En conséquence, le Sporting a décidé d'interdire l'accès à ses rencontres au Stade du Pays de Charleroi à 62 personnes ; la sanction court sur une durée de deux ans et repose sur les enregistrements des personnes sous la référence « BAC » lors du déplacement à Mons.
Conséquences locales et procédures en cours
Pour Mons, la décision relance le débat sur la sécurité autour des rencontres de football organisées dans la région. Si le club carolo souligne l'attitude « responsable » de la majorité des groupes de supporters, la mesure prise vise à envoyer un signal fort contre tout comportement mettant en danger les participants et les riverains.
Du côté des autorités, la procédure policière se poursuit. Le communiqué du Sporting mentionne explicitement que les éléments visuels collectés — vidéos et photographies — seront examinés dans le cadre de l'enquête. Il revient à la zone de police, en coordination avec le parquet si nécessaire, de déterminer les suites judiciaires éventuelles et de vérifier les responsabilités individuelles.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Nombre de personnes visées | 62 |
| Durée de l'interdiction | 2 ans |
| Lieu concerné | Stade du Pays de Charleroi |
Réactions sur le terrain
Sur place à Mons, supporters et habitants interrogés expriment des sentiments partagés. Certains applaudissent la fermeté du club face à des comportements dangereux ; d'autres regrettent que des sanctions générales puissent affecter des personnes qui ne seraient pas impliquées. Les dirigeants du Sporting ont tenté de nuancer leur décision en rappelant qu'elle vise les individus répertoriés sur une liste identifiée lors du déplacement.
Le dossier relance aussi la question de la prévention lors des déplacements de supporters : encadrement des supporters ultras, contrôles administratifs avant et après les matches, coopération entre clubs et forces de l'ordre pour empêcher l'usage de dispositifs pyrotechniques et garantir l'ordre public.
- Enquête : la police poursuit l'examen des images et photographies.
- Sanction : interdiction d'accès aux rencontres du Sporting à Charleroi pour 62 personnes pendant deux ans.
- Dialogue : le club dit avoir rencontré les représentants de ses groupes de supporters, sans reconnaissance de responsables individuels.
Cette affaire illustre la difficulté à concilier ferveur sportive et sécurité publique. À Mons, comme ailleurs, la gestion des événements sportifs reste un enjeu communal et régional qui mobilise clubs, autorités policières et instances judiciaires. Les prochaines étapes dépendront des conclusions de l'enquête en cours et, éventuellement, des actions disciplinaires ou judiciaires qui pourraient suivre.
Nous continuerons de suivre l'évolution de ce dossier et les éventuelles prises de position des autorités policières et judiciaires compétentes.