La Ville de Charleroi a annoncé qu'elle étudie le remplacement des plaques commémoratives dédiées aux anciens combattants, souvent victimes de vols dans les cimetières communaux. L'objectif affiché est de trouver des supports « dignes et respectueux de la mémoire des défunts » mais fabriqués dans des matériaux moins susceptibles d'être revendus aux filières de recel, a confirmé la porte‑parole communale.
Contexte et bilan des préjudices
Les plaques concernées étaient jusqu'ici réalisées en bronze, métal régulièrement ciblé par les voleurs. La Ville rappelle qu'en 2017, quelque 250 plaques avaient été arrachées en l'espace de quelques jours dans le cimetière de Charleroi‑Nord. Depuis, d'autres disparitions ont été constatées, incitant la commune à envisager des solutions durables.
« La Ville de Charleroi cherche des supports alternatifs pour remplacer les plaques commémoratives ... »
Objectifs et contraintes de la commune
La recherche d'alternatives doit concilier plusieurs exigences : respecter la solennité et la mémoire des personnes honorées, résister aux intempéries et, surtout, être moins attractif pour la revente. La Ville précise également qu'elle s'inspire d'expériences menées par d'autres communes qui ont déjà opté pour des matériaux ou des dispositifs différents.
- Respect de la mémoire et du cérémoniel commémoratif
- Réduction du risque de vol et de recel
- Durabilité et coût supportable pour la commune
Budget et calendrier
La commune n'a pas donné de calendrier précis pour la conception et l'installation des nouveaux supports. Elle indique toutefois qu'un budget d'environ 30 000 € sera consacré à cette opération. Ce montant devra couvrir l'étude, la réalisation et la pose des dispositifs dans les différents cimetières communaux concernés.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Matériau précédent | Bronze |
| Vol massif recensé | 2017 — ~250 plaques |
| Budget prévu | ~30 000 € |
Conséquences locales et enjeux
La question dépasse le simple remplacement d’objets : elle touche à la relation entre la commune et les familles endeuillées, ainsi qu’à la protection du patrimoine funéraire. Les vols répétés heurtent la dignité des lieux de mémoire et obligent la municipalité à arbitrer entre coût, esthétisme et sécurité. Le choix des matériaux influera aussi sur la facilité d'entretien et la pérennité des inscriptions commémoratives.
Si la Ville fait référence à des pratiques d'autres communes, elle n'a pour l'heure pas détaillé quelles solutions techniques seraient privilégiées — gravure sur pierre, plaques en acier traité, emplacements encastrés, ou panneaux informatifs en matériaux composites, par exemple. Aucun prototype ni consultation publique n'a été annoncés au moment de la communication.
Sur le terrain, des proches de défunts et des associations d'anciens combattants pourront demander à être consultés. La municipalité devra aussi veiller à la mise en œuvre d'un dispositif administratif et logistique pour remplacer les plaques manquantes de façon ordonnée et respectueuse.
La Ville insiste enfin sur la nécessité de réduire l'attrait de ces objets pour les réseaux de recel, tout en garantissant que les lieux de mémoire demeurent accessibles et dignes. Les prochaines étapes — études techniques, consultations éventuelles et calendrier d'installation — devront préciser comment Charleroi conciliera hommage et prévention.